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Pour La Poste, Sodexo et Orange la question de l’accès et du maintien dans l’emploi des personnes handicapées va au-delà des obligations légales. Comme d'autres grandes entreprises, elles en font un enjeu de responsabilité sociale et y consacrent de plus en plus de moyens.

Premier employeur de France après l’Etat, La Poste compte plus de 14 000 salariés en situation de handicap et affiche un taux d’emploi de 7 %. « Il y a encore cinq ans, nous n'étions qu'à 4 %. Notre action, aujourd’hui, se focalise sur le maintien dans l’emploi, avec pour objectif l'égalité de traitement dans la gestion des carrières », explique Florence Wiener, directrice de la stratégie sociale et de la qualité de vie au travail dans le groupe. Les efforts paient : en 2019, 7,8 % des postiers handicapés ont fait l’objet d’une promotion, un point de moins que pour les valides.

Faire connaître les prestations

« L’insertion des personnes en situation de handicap est typiquement un sujet d’intérêt général propice à des démarches interentreprises », estime, pour sa part, Alain Masson, directeur de la responsabilité sociale et environnementale chez Sodexo France. Le géant de la restauration collective vient justement d'éditer un annuaire des établissements et services d’aide par le travail chez lesquels il intervient, pour faire connaître et recommander leurs prestations à l’ensemble de ses autres clients entreprises.

« Les employeurs ne progresseront sur le sujet du handicap que s’ils en font un terrain d’action partagé avec leurs clients, leurs fournisseurs et leurs partenaires », confirme François-René Germain, directeur de l’accessibilité du groupe Orange.

Ouvrir et partager

L’opérateur, qui mise sur ses capacités internes d’innovation dans des technologies de pointe pour accompagner ses 5 000 salariés handicapés, aménage 2 500 postes de travail chaque année. Là encore, le mot d’ordre est à l’ouverture et au partage. François-René Germain explique : « Nous veillons à ce que la démarche soit exactement la même pour nos clients et nos salariés. Ils doivent bénéficier des mêmes technologies d’accessibilité aux services numériques. De même, tout ce que nous développons pour faciliter le travail de nos collaborateurs handicapés, nous le rendons accessible aux autres entreprises pour qu’elles puissent en faire profiter les leurs. »

Le chiffre : 23 M€ / Le budget handicap de La Poste pour la période 2019-2022

Une fenêtre pour un peu d’humanité

De ses besoins, elle a fait un business. Malentendante depuis l'âge de 12 ans, Nathalie Birault a d’abord eu l’idée de lancer Odiora (odiora.fr), une ligne de bijoux pour appareils auditifs et implants cochléaires [dispositifs remplaçant l’oreille interne endommagée]. « J’ai créé ma société, c'était le moyen le plus sûr de me trouver un emploi, sourit cette entrepreneuse. Mais je voulais aussi me lancer dans une démarche citoyenne et solidaire. »

Avec la pandémie, cette ancienne infographiste formée aux Beaux-Arts a rapidement élargi son champ d’activité. « Quand le premier confinement est arrivé, je me suis retrouvée démunie – comme beaucoup de malentendants – à l’idée de ne plus pouvoir lire sur les lèvres. Je me suis doutée que je n'étais pas la seule et, quand j’ai vu qu’il n’y avait pas encore de norme pour des masques à fenêtre, j’ai lancé mes prototypes. » Pendant plusieurs semaines, elle conçoit alors une vingtaine de modèles, qu’elle envoie gratuitement à ses clients pour les améliorer. Sûre de son résultat, elle soumet alors son « masque Sourire » en partie transparent – un modèle qu’elle a breveté – à la Direction générale de l’armement (DGA), en charge de l’agrément des alternatives aux masques FFP2 et chirurgicaux. Et elle obtient sa validation.

Parmi ses clients : des entreprises dans le domaine de l’audition, mais aussi dans l’audiovisuel, la grande distribution… « A ce jour, plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires ont déjà été écoulés, se félicite-t-elle. Ils sont achetés pour des collaborateurs en situation de handicap, mais pas seulement. Leur fenêtre rend les masques inclusifs. Elle a favorisé la communication et ajouté un peu d’humanité pendant cette période difficile. » 

Source : Le Parisien